Outre l'aspect financier qui joue toujours un rôle, il y a d'autres facteurs importants comme l'âge, le genre et le statut socio-économique. Malgré le coût peu élevé des soins pour les bénéficiaires de l'intervention majorée (Bim), ces derniers se rendent deux fois moins chez le dentiste que les non bénéficiaires. Pour rappel, les moins de 18 ans peuvent prétendre au remboursement intégral de leurs soins dentaires et sur une période de 5 ans, 75 % des hommes adultes bénéficiant de l'intervention majorée (Bim) déboursent au maximum 50 euros de tickets modérateurs pour ces soins dentaires. Les mesures prises ces dernières années ne semblent pas avoir pour effet d'encourager les groupes socio-économiques à revenus faibles à se rendre chez le dentiste. Conclusion : le coût de la visite chez le dentiste n'explique pas tout ! Voilà pourquoi, les mutualités libres proposent notamment de renforcer les actions de sensibilisation en faveur de publics spécifiques comme les groupes socio-économiques à revenus faibles et les personnes qui ont des besoins particuliers (personnes âgées), afin d'accroître leur capacité d'action et celle de leur entourage. (Belga)