En Europe, le Stoxx 600 Banks est revenu à 81 ce lundi, son niveau de mars-avril. A long terme, les performances sont même désolantes. L'indice bancaire est sous son niveau de mars 2009 et à peine plus haut que son plancher historique de 77 atteint après le krach de 1987, il y a 33 ans. Celui qui aurait investi dans les banques euro...

En Europe, le Stoxx 600 Banks est revenu à 81 ce lundi, son niveau de mars-avril. A long terme, les performances sont même désolantes. L'indice bancaire est sous son niveau de mars 2009 et à peine plus haut que son plancher historique de 77 atteint après le krach de 1987, il y a 33 ans. Celui qui aurait investi dans les banques européennes le 1er janvier 1987 affiche une perte de plus de 20% ! Evidemment, le secteur a longtemps versé de généreux dividendes, mais ce n'est désormais plus le cas. La Banque centrale européenne a enjoint les institutions financières de conserver le maximum de réserves possible pour faire face au coût de la crise du coronavirus. Avec la vague de faillites attendue, les pertes sur crédits devraient en effet augmenter en flèche. Et ce, alors que les taux bas depuis 10 ans ont sensiblement raboté la marge d'intérêt et donc aussi la marge de sécurité des banques. Lors de sa dernière enquête de sentiment des investisseurs et analystes allemands, l'institut de recherche économique Zew épinglait d'ailleurs la méfiance entourant les perspectives du secteur bancaire, près de deux répondants sur trois tablant sur une dégradation au cours des six prochains mois. Dans ce contexte, les valeurs bancaires intéressent avant tout les amateurs d'actions bon marché. En Bourse, Deutsche Bank vaut par exemple à peine plus que GBL et le géant BNP Paribas quasi moitié moins que Hermès. Ces cours bas alimentent aussi les rumeurs de fusion, mais tout grand rapprochement s'annonce déjà extrêmement complexe. A l'instar du redressement du secteur !