En investisseur rationnel que vous êtes, vous devez probablement chercher à comprendre les mouvements boursiers qui influent directement sur la valorisation de votre portefeuille. La tâche est rude depuis quelques semaines. Les plongeons de 4 à 5 % des indices européens sont suivis de rebonds de la même ampleur. Pourtant, d'un point de vue fondamental, on ne peut pas dire que la situation ait beaucoup évolué sur le front macroéconomique ces dernières semaines.

Car ce ne sont pas les informations provenant du monde de l'entreprise qui influencent les marchés mais bien les enjeux macroéconomiques.

La Grèce est toujours en proie à de graves difficultés financières, l'Europe n'arrive pas à prendre une position franche dans ce dossier et les Etats-Unis ne sont pas en meilleure posture avec un marché immobilier sinistré et des chiffres du chômage qui ne veulent décidément pas reculer.

N'ayant que peu d'éléments concrets à se mettre sous la dent, les marchés financiers évoluent au gré des rumeurs. Dans le Top 5 des rumeurs revenant régulièrement sur le devant de la scène : le prochain défaut de la Grèce. Les autorités européennes ont beau répéter qu'elles ne laisseront pas la Grèce partir à la dérive, les marchés financiers n'en prêtent pas moins une oreille attentive aux propos discordants provenant de sources plus ou moins fiables.

Les rumeurs portant sur une chute imminente de la Grèce ont à chaque fois un effet dévastateur sur les valorisations des actions bancaires et sur le moral des Bourses en général. Pourtant, ces rumeurs n'ont pas seulement des portées négatives. Elles ont le mérite de mettre une pression supplémentaire sur les politiques européens qui sont dès lors obligés de s'atteler au problème épineux des déficits abyssaux de certains membres. Pressée par des marchés ultra-nerveux, la Finlande a donné son accord au renforcement du FESF (Fonds européen de stabilité financière), tout comme le Parlement allemand, et la Grèce quant à elle s'est engagée à faire davantage d'efforts pour assainir ses comptes.

Le renforcement du FESF ne suffira toutefois pas à remettre l'Europe à l'abri de nouvelles difficultés financières. Des mesures radicales, prenant le problème à sa racine, seront nécessaires pour qu'enfin les bruits de couloir cessent de jouer les trouble-fête sur les marchés.

Karine Huet, MoneyTalk

En investisseur rationnel que vous êtes, vous devez probablement chercher à comprendre les mouvements boursiers qui influent directement sur la valorisation de votre portefeuille. La tâche est rude depuis quelques semaines. Les plongeons de 4 à 5 % des indices européens sont suivis de rebonds de la même ampleur. Pourtant, d'un point de vue fondamental, on ne peut pas dire que la situation ait beaucoup évolué sur le front macroéconomique ces dernières semaines. Car ce ne sont pas les informations provenant du monde de l'entreprise qui influencent les marchés mais bien les enjeux macroéconomiques. La Grèce est toujours en proie à de graves difficultés financières, l'Europe n'arrive pas à prendre une position franche dans ce dossier et les Etats-Unis ne sont pas en meilleure posture avec un marché immobilier sinistré et des chiffres du chômage qui ne veulent décidément pas reculer. N'ayant que peu d'éléments concrets à se mettre sous la dent, les marchés financiers évoluent au gré des rumeurs. Dans le Top 5 des rumeurs revenant régulièrement sur le devant de la scène : le prochain défaut de la Grèce. Les autorités européennes ont beau répéter qu'elles ne laisseront pas la Grèce partir à la dérive, les marchés financiers n'en prêtent pas moins une oreille attentive aux propos discordants provenant de sources plus ou moins fiables. Les rumeurs portant sur une chute imminente de la Grèce ont à chaque fois un effet dévastateur sur les valorisations des actions bancaires et sur le moral des Bourses en général. Pourtant, ces rumeurs n'ont pas seulement des portées négatives. Elles ont le mérite de mettre une pression supplémentaire sur les politiques européens qui sont dès lors obligés de s'atteler au problème épineux des déficits abyssaux de certains membres. Pressée par des marchés ultra-nerveux, la Finlande a donné son accord au renforcement du FESF (Fonds européen de stabilité financière), tout comme le Parlement allemand, et la Grèce quant à elle s'est engagée à faire davantage d'efforts pour assainir ses comptes. Le renforcement du FESF ne suffira toutefois pas à remettre l'Europe à l'abri de nouvelles difficultés financières. Des mesures radicales, prenant le problème à sa racine, seront nécessaires pour qu'enfin les bruits de couloir cessent de jouer les trouble-fête sur les marchés. Karine Huet, MoneyTalk