L'offre est abondante grâce au rebond de la production en Amérique du Nord mais surtout dans les pays pétroliers ayant retrouvé une certaine stabilité politique. La demande est en repli en raison principalement de la situation économique mondiale et le ralentissement des économies émergentes : la demande chinoise est, par exemple, particulièrement faible ces derniers mois. Selon KBC, il faut aussi intégrer à cette situation le changement des mentalités et des habitudes de consommation qui entraînent une réduction de la demande privée. Le développement des énergies renouvelables a également un impact de plus en plus sensible. Pour la banque, tous ces éléments devraient entraîner cette baisse importante des prix pétroliers dont le baril se négocie actuellement aux alentours de 110 dollars contre 140 USD à l'été 2008 et¿ 50 USD au début de 2009. Toutefois, le consommateur ne doit pas s'attendre à en voir les effets de manière marquée. Il est peu probable que les prix à la pompe reculent de plus de 10%. La part importante des accises dans le prix des carburants empêche toute correction significative. En outre, si l'économie se reprend, rien ne permet d'affirmer que la tendance restera à la baisse. (Belga)