Pour le moment, nous nous situons clairement dans la partie la plus impressionnante du parcours. Les estomacs sont mis à rude épreuve, mais ils ne sont pas les seuls, c'est toute la construction qui est testée. Et elle grince. Tout comme la survie de l'euro et, pour certains même, la survie de l'économie européenne.
La tempête semble se calmer quelque peu mais on ne peut pas encore parler de beau temps. La décision unilatérale de l'Allemagne d'interdire les ventes à découvert à nu sur une dizaine de valeurs financières fait toujours de l'effet. Pour les acteurs de marché internationaux, l'interdiction est facile à contourner et elle doit donc être considérée comme une manoeuvre politique. Et c'est comme cela que les marchés financiers l'interprètent d'ailleurs. Les Allemands en sauraient-ils plus que le marché ?

Tout cela a déjà provoqué une belle hausse de la volatilité, mesurée en fonction du célèbre indice VIX de la Chicago Board Options Exchange. Actuellement, l'indice se trouve au niveau atteint durant la période suivant le 11 septembre 2001, voire légèrement plus haut. Tous ceux qui ont vécu cette situation savent ce que cela signifie. Certes, nous n'avons pas encore atteint le niveau de la période post Lehman, mais tous les investisseurs qui ont suivi ces évènements de près, c'est-à-dire presque tous ceux qui, en 2008, connaissaient la valeur de l'argent, savent qu'il est préférable de rester le plus loin possible des ces niveaux.

Et pourtant, il semble que nous évoluions dans cette direction. Quand nous examinons l'évolution du LIBOR, nous observons que la méfiance des banquiers pour se prêter de l'argent entre eux est de nouveau en train d'augmenter. Nous n'en sommes pas encore au niveau de Lehman, mais si les marchés continuent à s'assécher, les banques éprouveront sans doute encore des difficultés à obtenir des financements et devront une nouvelle fois faire appel aux autorités. Tout le monde connaît la suite de l'histoire. La confiance des entrepreneurs et des consommateurs a déjà commencé à baisser. Et si ces derniers dépensent moins, la situation économique va de toute façon se dégrader.

Voilà des perspectives peu réjouissantes ! Mais peut-être qu'il ne faudra pas aller si loin. La nuit est toujours plus noire juste avant l'aube. Les ours mènent toujours la danse pour le moment et sont encore en majorité, mais un taureau pointe parfois le bout de son nez çà et là. Ces derniers demeurent assez discrets, mais peut-être méritent-ils notre attention. Début 2009, ils se faisaient à peine entendre. "Les investisseurs se trompent s'ils interprètent les secousses suivant la récession comme un nouveau tremblement de terre", écrivait récemment un analyste sur SmartMoney.com. "Nous avons perdu 7 millions d'emplois, les gens ont dû céder leur maison, Dubaï ne parvient plus à payer ses dettes, tout comme la Grèce. Mais il s'agit là des conséquences de la précédente récession, et non des causes d'une nouvelle crise financière", poursuivait-il. L'exemple type du verre à moitié rempli ? Une hypothèse peu réaliste ? Disons seulement que les messages négatifs trouvent toujours plus rapidement écho.

La lecture des différents rapports d'analystes nous apprend que leurs opinions sont également très divergentes. Nous sommes curieux de savoir quel son de cloche nous entendrons samedi à l'occasion du premier Cash Briefing Investisseurs. Une chose est d'ores et déjà certaine : l'environnement dans lequel les investisseurs doivent prendre leurs décisions aujourd'hui est totalement différent ! En raison de la crise, 2008 s'est révélée une année anormalement mauvaise, tandis que 2009 a montré un redressement anormalement élevé en termes de pourcentage. Renouerons-nous avec la normalité en 2010 ou devrons-nous désormais nous habituer à une volatilité importante ?

Il faudra encore patienter avant de pouvoir se relâcher et desserrer les harnais de sécurité. Une fois que nous aurons retrouvé la terre ferme, nos jambes vacilleront sans doute encore un peu et puis l'envie de recommencer se fera sentir. Et il ne fait aucun doute alors que nous délaisserons les gentilles montagnes russes en forme de coccinelles pour nous attaquer au Python. Sur celui-ci, vous vous retrouvez deux fois la tête en bas. Et suivez bien le conseil de quelqu'un qui l'a déjà essayé : retirez la monnaie de vos poches ou veillez à ce que vos poches soient bien fermées.

Pour le moment, nous nous situons clairement dans la partie la plus impressionnante du parcours. Les estomacs sont mis à rude épreuve, mais ils ne sont pas les seuls, c'est toute la construction qui est testée. Et elle grince. Tout comme la survie de l'euro et, pour certains même, la survie de l'économie européenne. La tempête semble se calmer quelque peu mais on ne peut pas encore parler de beau temps. La décision unilatérale de l'Allemagne d'interdire les ventes à découvert à nu sur une dizaine de valeurs financières fait toujours de l'effet. Pour les acteurs de marché internationaux, l'interdiction est facile à contourner et elle doit donc être considérée comme une manoeuvre politique. Et c'est comme cela que les marchés financiers l'interprètent d'ailleurs. Les Allemands en sauraient-ils plus que le marché ? Tout cela a déjà provoqué une belle hausse de la volatilité, mesurée en fonction du célèbre indice VIX de la Chicago Board Options Exchange. Actuellement, l'indice se trouve au niveau atteint durant la période suivant le 11 septembre 2001, voire légèrement plus haut. Tous ceux qui ont vécu cette situation savent ce que cela signifie. Certes, nous n'avons pas encore atteint le niveau de la période post Lehman, mais tous les investisseurs qui ont suivi ces évènements de près, c'est-à-dire presque tous ceux qui, en 2008, connaissaient la valeur de l'argent, savent qu'il est préférable de rester le plus loin possible des ces niveaux. Et pourtant, il semble que nous évoluions dans cette direction. Quand nous examinons l'évolution du LIBOR, nous observons que la méfiance des banquiers pour se prêter de l'argent entre eux est de nouveau en train d'augmenter. Nous n'en sommes pas encore au niveau de Lehman, mais si les marchés continuent à s'assécher, les banques éprouveront sans doute encore des difficultés à obtenir des financements et devront une nouvelle fois faire appel aux autorités. Tout le monde connaît la suite de l'histoire. La confiance des entrepreneurs et des consommateurs a déjà commencé à baisser. Et si ces derniers dépensent moins, la situation économique va de toute façon se dégrader. Voilà des perspectives peu réjouissantes ! Mais peut-être qu'il ne faudra pas aller si loin. La nuit est toujours plus noire juste avant l'aube. Les ours mènent toujours la danse pour le moment et sont encore en majorité, mais un taureau pointe parfois le bout de son nez çà et là. Ces derniers demeurent assez discrets, mais peut-être méritent-ils notre attention. Début 2009, ils se faisaient à peine entendre. "Les investisseurs se trompent s'ils interprètent les secousses suivant la récession comme un nouveau tremblement de terre", écrivait récemment un analyste sur SmartMoney.com. "Nous avons perdu 7 millions d'emplois, les gens ont dû céder leur maison, Dubaï ne parvient plus à payer ses dettes, tout comme la Grèce. Mais il s'agit là des conséquences de la précédente récession, et non des causes d'une nouvelle crise financière", poursuivait-il. L'exemple type du verre à moitié rempli ? Une hypothèse peu réaliste ? Disons seulement que les messages négatifs trouvent toujours plus rapidement écho. La lecture des différents rapports d'analystes nous apprend que leurs opinions sont également très divergentes. Nous sommes curieux de savoir quel son de cloche nous entendrons samedi à l'occasion du premier Cash Briefing Investisseurs. Une chose est d'ores et déjà certaine : l'environnement dans lequel les investisseurs doivent prendre leurs décisions aujourd'hui est totalement différent ! En raison de la crise, 2008 s'est révélée une année anormalement mauvaise, tandis que 2009 a montré un redressement anormalement élevé en termes de pourcentage. Renouerons-nous avec la normalité en 2010 ou devrons-nous désormais nous habituer à une volatilité importante ? Il faudra encore patienter avant de pouvoir se relâcher et desserrer les harnais de sécurité. Une fois que nous aurons retrouvé la terre ferme, nos jambes vacilleront sans doute encore un peu et puis l'envie de recommencer se fera sentir. Et il ne fait aucun doute alors que nous délaisserons les gentilles montagnes russes en forme de coccinelles pour nous attaquer au Python. Sur celui-ci, vous vous retrouvez deux fois la tête en bas. Et suivez bien le conseil de quelqu'un qui l'a déjà essayé : retirez la monnaie de vos poches ou veillez à ce que vos poches soient bien fermées.