Avec l'arrivée du statut unique, le jour de carence a été supprimé. Si on en croit une étude menée par Securex, la tendance générale du nombre d'absences de courte durée au cours du premier semestre 2014 se caractérise par une diminution. Cependant, cette baisse est bien moins marquée dans les entreprises qui sont passées du non-paiement au paiement du premier jour de maladie que dans celles qui payaient déjà le premier jour de maladie en 2013. Les ouvriers des entreprises contraintes de supprimer le jour de carence en raison du statut unique se portent dès lors un peu plus facilement malades. L'impact financier pour l'employeur belge a, quant à lui, considérablement augmenté. Si toutes les entreprises avaient payé le premier jour d'absence en 2013, tous les employeurs auraient eu à supporter ensemble un coût dû à l'absentéisme de 1,18 milliard d'euros pour les ouvriers et de 1,88 milliard d'euros pour les employés. Toutefois, seuls 20% des ouvriers et 2% des employés peuvent prétendre à un jour de salaire garanti supplémentaire. C'est donc pour ce groupe restreint que l'augmentation du coût de l'absentéisme s'exprime de la manière la plus sensible. (Belga)