Ce groupe de petits actionnaires vient d'introduire une nouvelle demande en référé visant entre autres la désignation d'un administrateur provisoire et la suspension de plusieurs décisions du conseil d'administration, divulguent les journaux L'Echo et De Tijd vendredi sur leur site internet.

Les petits actionnaires en question ne parviennent pas à avaler la prise de pouvoir de Trafigura dans Nyrstar. Dans le cadre d'une restructuration de cette société belge, en difficultés financières, une nouvelle entité britannique, NewCo, a été créée pour héberger les actifs de Nyrstar. Trafigura contrôlera largement NewCo, avec 98% de ses parts, contre 2% seulement aux "petits actionnaires" belges de Nyrstar, qui se sentent lésés.

Emmenés par les avocats Laurent Arnauts et Robert Wtterwulghe, certains d'entre eux ont lancé une nouvelle action en justice. Il s'agit, selon Laurent Arnauts qui a expliqué la démarche au Tijd, "d'arrêter ce qui est encore possible". Selon lui, une véritable "liquidation" de Nyrstar a été organisée durant la période des vacances, sans que les droits des actionnaires ne soient respectés. Il justifie notamment la procédure en référé par le fait que "le plan de restructuration ("Lock-up agreement du 14 avril 2019") n'a jamais été soumis, et encore moins voté par l'assemblée générale de Nyrstar". Un tel vote avait en effet été rendu impossible, à l'assemblée générale du 25 juin dernier, par la FSMA, qui avait précédemment averti que les actionnaires de Nyrstar ne disposaient pas d'informations suffisantes pour se prononcer sur les comptes annuels de la société.

Les plaignants, qui réclament également la convocation d'une nouvelle assemblée générale au plus tard le 20 septembre, visent à terme à arracher à Trafigura quelques centaines de millions d'euros, au bénéfice de Nyrstar et/ou de ses actionnaires.