Si les PME ont plus aisément fait appel à cette loi qu'au concordat judiciaire en vigueur auparavant, le succès n'était pas spécialement au rendez-vous. La ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, a affiné la LCE. La procédure devientainsi plus uniforme et plus simple. Elle donne un rôle plus important aux professionnels du chiffre (experts, comptables, etc.). Ils devront intervenir auprès des entreprises en difficultés et ils devront signaler cette situation auprès des tribunaux de commerce. Il s'agit, selon le SNI, d'une excellente modification, car encore trop de PME ne connaissent pas bien leur situation financière. Une étude réalisée en 2011 montrait que 44% des entreprises craignant une faillite sont en fait saines. Elles se laissent influencer par des informations négatives sur la crise économique et pensent être prédisposées à tomber en faillite. Par contre, parmi les PME qui pensent être à l'abri d'une faillite, une 7,28% se trouvent bel et bien face à de graves problèmes. Leurs dirigeants évaluent donc la situation de manière trop optimiste, ce qui est particulièrement dangereux pour leur avenir. (Belga)