Parmi les fonds exposés sur les grandes valeurs de croissance internationales, La Financière de l'Echiquier s'est constitué une réputation solide grâce à la performance dégagée par David Ross et son fonds Echiquier World Equity Growth (anciennement Echiquier Global). Le fonds affiche actuellement quatre étoiles chez Morningstar, après avoir été un des rares produits à terminer 2018 en territoire positif. " Il est appréciable d'avoir dégagé une performance positive durant une année difficile sur un portefeuille aussi concentré (21 actions), alors que nous avions des sociétés comme Facebook ou NVidia dans nos lignes au début de l'exercice ", indique David Ross.
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Parmi les fonds exposés sur les grandes valeurs de croissance internationales, La Financière de l'Echiquier s'est constitué une réputation solide grâce à la performance dégagée par David Ross et son fonds Echiquier World Equity Growth (anciennement Echiquier Global). Le fonds affiche actuellement quatre étoiles chez Morningstar, après avoir été un des rares produits à terminer 2018 en territoire positif. " Il est appréciable d'avoir dégagé une performance positive durant une année difficile sur un portefeuille aussi concentré (21 actions), alors que nous avions des sociétés comme Facebook ou NVidia dans nos lignes au début de l'exercice ", indique David Ross. David Ross est connu pour ses choix de gestion très tranchés, et notamment pour le fait d'être totalement sorti des actions européennes durant les derniers mois de 2018. " Entre les problèmes politiques et le risque de sanctions américaines sur le secteur automobile, il est difficile de distinguer des éléments qui pourraient me permettre d'être plus optimiste sur les actions européennes à l'heure actuelle, se défend-il. Après quelques tours de pistes, l'Europe est en train de rentrer aux stands tandis que les Etats-Unis sont remontés en piste après avoir changé leur moteur. " La sortie des marchés européens s'est opérée en grande partie au bénéfice des marchés émergents, et notamment de l'Amérique latine (Femsa) ou de la Chine (avec notamment l'assureur Ping An). " Ces marchés ressortent de plus en plus favorablement dans notre analyse quantitative, et ils représentent désormais plus de 15% des actifs sous gestion, soit le niveau le plus élevé atteint par ces marchés depuis longtemps ", poursuit-il. D'un point de vue géographique, la part belle est accordée aux grandes capitalisations américaines, " affichant une qualité élevée et un faible endettement ". Elles composent 60% des actifs sous gestion. " Mais en ne reprenant que le critère du chiffre d'affaires, les Etats-Unis ne représentent que 30% de notre exposition ", souligne encore David Ross. Et de préciser que ces valeurs de croissance constituent encore la meilleure chance de battre les indices de référence sur le long terme. " En outre, je ne prévois pas une récession imminente sur le marché américain. Par le passé, les ralentissements marqués ont souvent été causés par une hausse rapide du taux directeur de la Fed au-delà du niveau neutre, en vue de ralentir la progression de l'inflation. Or, la hausse des prix reste encore très modérée. Je ne pense donc pas que la Réserve fédérale sera cette fois à l'origine de la récession. " Une autre caractéristique d'Echiquier World Equity Growth est l'omniprésence du secteur technologique. " Cette surpondération est toutefois grandement liée à des groupes comme Visa ou MasterCard, qui ne sont pas à proprement parler des valeurs purement technologiques ", indique encore David Ross. Sur les derniers mois, le gestionnaire a toutefois réorienté largement l'exposition sectorielle de son portefeuille, notamment suite aux problèmes rencontrés par NVidia ou Facebook. " Nous avons diminué notre exposition sur la publicité en ligne, où la croissance devrait se ralentir vers des niveaux plus normaux (autour de 20% par an) durant les prochaines années. A l'inverse, notre portefeuille est aujourd'hui très largement exposé sur le développement du cloud, un segment où les opportunités restent encore très importantes, et sur lequel la progression du chiffre d'affaires devrait encore s'accélérer ". Parmi les groupes qui font partie de cette transition, David Ross cite notamment Amazon (la plus importante position du portefeuille), Salesforce.com, Oracle ou encore Microsoft. Chez ce dernier, le gestionnaire apprécie notamment les changements intervenus au sein de l'équipe dirigeante. " En se focalisant moins sur les ventes et davantage sur les utilisateurs, Microsoft est aujourd'hui davantage axé sur les services et est en passe de réussir sa transition ", souligne-t-il. Une évolution qu'un groupe comme Apple est encore loin d'avoir appréhendée : " Apple n'a toujours pas développé une nouvelle source de croissance en dehors des smartphones ". David Ross explique également pourquoi il se montre désormais si circonspect à l'égard du groupe NVidia, pourtant un des poids lourds de son exposition technologique il y a encore 12 mois. " Dans le domaine de l'investissement, si vous ne faites jamais la moindre erreur, c'est que vous ne prenez pas assez de risques. La direction de NVidia n'a pas été en mesure de communiquer les problèmes rencontrés dans le domaine des cryptomonnaies. En outre, la croissance dans les ventes pour les data centers a eu tendance à se ralentir, avec une concurrence qui va devenir de plus en plus intense sur cette activité. Enfin, le potentiel dans l'intelligence artificielle est encore loin d'être une certitude dans l'état actuel des choses. Et dans un portefeuille aussi concentré que le nôtre, je dois avoir une confiance absolue dans le discours des dirigeants ".