L'an dernier, sous l'impulsion du ministre des Finances de l'époque, Johan Van Overtveldt (N-VA), le gouvernement fédéral avait ajouté un nouveau plafond à l'épargne-pension: les contribuables pouvaient désormais y verser jusqu'à 1.230 euros par an, contre maximum 960 euros auparavant, rappelle L'Echo. Au total, à peine 3% des épargnants ont choisi de verser davantage que 960 euros.

Les versements annuels jusqu'à 960 euros donnaient droit à une réduction d'impôt de 30% du montant versé, tandis que les versements supérieurs à 960 euros et de maximum 1.230 euros donnaient droit à une ristourne fiscale de 25% de la somme affectée à l'épargne-pension.

D'après des chiffres obtenus par les quotidiens auprès du Service public fédéral des Finances, 2.742 personnes ont versé un montant compris entre plus de 960 euros et 1.152 euros dans leur épargne-pension en 2018, ce qui leur vaudra une réduction d'impôt plus faible que s'ils avaient limité leur versement à 960 euros maximum.

Toutefois, le nombre de contribuables tombés dans ce piège fiscal est trop faible pour compenser les montants supplémentaires que l'État devra débourser en faveur de ceux qui n'y sont pas tombés. Le dispositif est sous-financé à hauteur de 1,27 million d'euros alors qu'il était présenté comme neutre sur le plan budgétaire.