Le secrétaire d'Etat à la Mobilité, Melchior Wathelet souhaite relancer la lutte contre les automobilistes qui roulent sans assurance. Leur nombre est estimé à environ 100.000 dans notre pays. Il est donc à parier que dans les prochains mois, un bon nombre de personnes seront à la recherche d'une police d'assurance. Pourtant certains ne peuvent en disposer (jeunes, vieux, multi-accidentés et mauvais payeurs). Ils se rendront alors au Bureau de Tarification. Il s'agit d'une instance de dernier recours qui a pour mission de fixer la prime et les conditions d'assurances des conducteurs qui ne trouvent pas ou plus d'assurance R.C. automobile sur le marché ou n'en trouvent qu'à des prix très élevés. Les automobilistes peuvent venir frapper à la porte du Bureau de tarification si: au moins trois assureurs ont rejeté leur demande ou s'ils se voient systématiquement proposer une police à un prix excessivement élevé ou encore lorsque la franchise (partie du dommage non remboursée par l'assureur) atteint des sommets. En réalité, tous les chauffeurs qui sont dans cette situation ne sont pas autorisés à s'adresser au Bureau de tarification. Le montant de la prime qui leur permettrait d'être assurés doit être au moins cinq fois plus élevé que la prime la plus basse offerte par le même assureur (ex: pour un conducteur d'âge moyen vivant à la campagne et dont le bonus-malus est de zéro). Quant à la franchise, elle doit être trois fois plus élevée que la prime minimum. Le nombre de personnes s'adressant au Bureau de tarification augmente de manière vertigineuse. En 2011, il a reçu 10.900 demandes. (VIM)