Le professeur de droit fiscal explique ce phénomène par l'échange d'informations entre les États membres de l'UE. En effet, les banques européennes doivent transmettre leurs informations sur l'épargne des non-résidents au fisc. Un contrôleur fiscal belge peut donc obtenir des informations sur les épargnants belges concernés. Bientôt, le Luxembourg ne fera plus exception. Le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker a confirmé que son pays serait prêt à assouplir le secret bancaire en acceptant l'échange automatique d'informations en 2015. Cet échange entre en vigueur le 1 janvier 2015, en application d'une directive européenne. Cette directive permet également aux autorités fiscales se pencher sur des comptes bancaires de leurs ressortissants. En Belgique, cette démarche est possible à condition que l'administration fiscale dispose de preuves de fraude. Un accord européen qui pousserait les fraudeurs à ramener leur argent en Belgique, où il serait davantage à l'abri des regards. (Belga)