Le "Sage d'Omaha" y vante en effet les mérites des fonds indiciels, critiquant fortement le fonctionnement de la majorité des fonds d'investissement traditionnels et leurs "frais exorbitants". Au point donc de recommander aux investisseurs, petits et grands, de recourir uniquement aux ETF pour investir en Bourse.
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Le "Sage d'Omaha" y vante en effet les mérites des fonds indiciels, critiquant fortement le fonctionnement de la majorité des fonds d'investissement traditionnels et leurs "frais exorbitants". Au point donc de recommander aux investisseurs, petits et grands, de recourir uniquement aux ETF pour investir en Bourse.Souvent appelés trackers ou fonds indiciels cotés, les ETF sont en effet aujourd'hui non seulement de plus en plus recherchés par les grands investisseurs (fonds de pensions, etc.) mais sont également de plus en plus populaires auprès des particuliers. "C'est le segment dans la finance qui grandit aujourd'hui de la façon la plus importante, note Charles Symons, directeur d'iShares Belux, la filiale ETF de BlackRock. De plus en plus de banques belges proposent des ETF. Certaines les mettent plus en avant que d'autres, mais il est tout à fait possible d'en acheter en agence ou en ligne, comme chez ING ou Keytrade, pour ne citer que ces deux exemples-là."Les raisons de cet engouement ? Une offre large et diverse, une transparence accrue, une fiscalité avantageuse et des coûts de gestion faibles. Comme le souligne Warren Buffett, les frais sont nettement moins élevés que ceux d'un fonds classique (géré activement par un gestionnaire). Les ETF sont en effet des fonds de placement qui suivent passivement l'évolution d'une valeur sous-jacente, comme un indice boursier (le S&P 500, le Cac 40), un panier d'obligations (les obligations de l'Etat belge) ou encore de matières premières (or). En l'absence d'une activité de gestion proprement dite, ils sont donc moins coûteux. "Un fonds actif doit en effet supporter les frais d'une équipe de gestionnaires, d'économistes, d'analystes, etc., souligne Charles Symons. Tout cela coûte de l'argent. Par ailleurs, un ETF ne donne lieu à aucune rétrocession à l'intermédiaire qui le distribue, contrairement à ce qui se passe avec un fonds actif." Résultat : le montant moyen des frais réclamés par iShares sur ses ETF s'élève à 0,2 %. Soit jusqu'à 15 fois moins qu'un fonds traditionnel. Intéressant dans un contexte où les rendements sont très bas et où il devient difficile pour un gestionnaire de patrimoine de justifier des frais pouvant aller jusqu'à manger une bonne partie des performances. Dans sa lettre 2017, Warren Buffett dit d'ailleurs avoir remporté un pari d'un million de dollars avec le hedge fund Protégé Partners, n'ayant dégagé que 2,2 % de rendement par an depuis 2007 contre 7 % pour le S&P 500. Un rendement, dit-il, qui aurait tout simplement pu être empoché en achetant un ETF répliquant les performances du S&P 500, et cela avec des frais de gestion inférieurs.Commercialisés par de grands noms de la finance comme BlackRock, Amundi ou le groupe Société Générale (via sa filiale Lyxor), les ETF ne sont toutefois pas sans risque. D'abord parce que tous n'investissent pas dans des actifs sous-jacents. Ensuite parce qu'ils sont liés aux performances de valeurs boursières dont les cours peuvent par définition grimper ou chuter. "Si le marché gagne 3 %, vous gagnerez 3 %, ni plus ni moins. S'il perd 5 %, vous perdrez 5 %, ni plus mais ni moins non plus. Autrement dit, vous ne battrez jamais le marché. L'avantage, c'est que vous ne prenez que ce risque-là. Vous ne prenez pas en plus de ce risque de marché, celui du gestionnaire, c'est-à-dire celui lié à sa stratégie d'investissement, puisqu'un ETF offre par définition une allocation d'actifs optimale." Pas étonnant dans ces conditions de voir les fonds indiciels prendre une place de plus en plus importante dans les portefeuilles au détriment des fonds de placement classiques. "On voit en effet de plus en plus de portefeuilles constitués d'un coeur d'ETF avec autour des fonds plus classiques bien choisis. Cela ne veut pas dire que la gestion active n'a plus de sens, elle a certainement un rôle à jouer mais avec des fonds réellement actifs et qui ne font pas que plus ou moins suivre un indice, tout en facturant des frais de gestion élevés", conclut Charles Symons.