Caractéristiques

Il existe plusieurs types de produits d'investissement structurés. Les plus populaires sont les obligations structurées, mieux connues sous l'appellation anglaise structured notes. Selon la FSMA (Autorité des services et marchés financiers), les Belges ont investi près de 48 milliards d'euros en produits structurés entre le 1er août 2011 et le 31 décembre 2018. La majeure partie de cet argent (17,7 milliards d'euros) a été investie dans des obligations structurées ou notes. Depuis 2011, la FSMA veille également à ce que les produits structurés trop complexes ou trop peu transparents ne soient plus proposés aux particuliers.
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Il existe plusieurs types de produits d'investissement structurés. Les plus populaires sont les obligations structurées, mieux connues sous l'appellation anglaise structured notes. Selon la FSMA (Autorité des services et marchés financiers), les Belges ont investi près de 48 milliards d'euros en produits structurés entre le 1er août 2011 et le 31 décembre 2018. La majeure partie de cet argent (17,7 milliards d'euros) a été investie dans des obligations structurées ou notes. Depuis 2011, la FSMA veille également à ce que les produits structurés trop complexes ou trop peu transparents ne soient plus proposés aux particuliers. Les produits structurés ont une durée fixe. L'investisseur est quasiment certain de retrouver son capital à l'échéance, après déduction des frais. Il peut aussi espérer un rendement supérieur, du moins si tout va bien. Ces produits combinent différents instruments financiers, une obligation et une option par exemple. L'obligation assure la protection du capital et l'option une performance plus importante, à nouveau si tout va bien. L'exemple classique est un produit structuré dont le rendement dépend de l'évolution du prix des actions dans un indice, sans tenir compte des dividendes distribués par les entreprises sous-jacentes. Le rendement des actions est généré en grande partie par le réinvestissement des dividendes. Pour la plupart des obligations structurées, les banques promettent le remboursement de l'inscription minimum à l'échéance. Supposons que l'investisseur paie 102 euros au départ, soit 100 euros d'inscription et 2 de frais d'entrée. Les 2 euros ne sont pas concernés par la protection de capital. Et si l'investisseur vend le produit avant l'échéance, la protection ne porte pas sur l'inscription non plus. Notez qu'il existe également de nombreux produits structurés sans protection du capital. Les obligations structurées ne relèvent pas de la protection des dépôts jusqu'à concurrence de 100.000 euros par banque et par client, contrairement aux comptes à vue et d'épargne, aux bons de caisse et aux comptes à terme. Vous restez toutefois propriétaire des obligations structurées sur votre compte-titres. Une éventuelle faillite de la banque ne change rien. Il se peut qu'un tiers soit garant du remboursement de votre capital si l'émetteur est déclaré en défaut d'exécution. Les produits structurés impliquent souvent des frais d'entrée relativement élevés, éventuellement de distribution et de sortie, ainsi que de gestion. Le document d'informations clés permet de se faire une idée de l'impact de ces frais sur le rendement. En matière d'obligations structurées, le précompte mobilier est de 30% sur la plus-value réalisée à l'échéance (et les éventuels paiements d'intérêts intermédiaires). Pour les autres produits structurés, la fiscalité dépend des actifs sous-jacents (voir nos fiches " Branche 23 " et " Fonds mixtes "). Les documents d'information que les banques sont tenues de remettre à leurs clients depuis le 1er janvier 2018 permettent de se faire une idée du rendement futur des produits structurés qu'elles proposent. Pour chacun d'eux, elles doivent détailler tous les scénarios possibles et les rendements attendus en fonction de ces scénarios. " Les produits structurés ont mauvaise réputation, à cause notamment de l'industrie. J'ai souvent constaté que le rendement des produits structurés était moins bon que celui d'un investissement direct dans la valeur sous-jacente dans quasi tous les scénarios. " Marcel Tak, conseiller en investissement et chroniqueur du site boursier néerlandais www.IEX.nl