1. Ne vous limitez pas à votre banque

Un prêt auto représente une solution flexible pour financer l'achat d'une voiture. Il s'agit d'un prêt à tempérament prévoyant le remboursement - le plus souvent mensuel - d'une partie du montant emprunté, intérêts compris. Le taux d'intérêt du crédit dépend de sa durée et de la somme souhaitée. Les délais maximums de remboursement sont fixés par la loi en fonction du montant emprunté.

Pour un prêt auto classique, vous pouvez vous adresser à la plupart des banques. De nombreux consommateurs se contentent de se rendre à leur banque alors qu'elle ne propose pas forcément le tarif le plus avantageux. Or, une comparaison entre plusieurs organismes de crédit ne nécessite pas beaucoup d'efforts. Cela peut même se faire en ligne. Il existe des modules de comparaison pratiques comme Comparebanque.be, Guide-épargne.be et TopCompare.be.

Les concessionnaires automobiles proposent également des prêts voiture. Bien que la forme juridique constitue parfois une vente à tempérament - plutôt qu'un prêt à tempérament -, cela ne change pas grand-chose pour le consommateur. Dans le cas d'une vente à tempérament, vous devez généralement payer un acompte, comme un pourcentage du prix d'achat par exemple. Parfois, cette formule comprend aussi un dernier versement plus élevé.

2. Comparez correctement les TAEG

Il est facile de comparer les prêts auto de différents organismes grâce à la mention obligatoire du taux annuel effectif global (TAEG). Celui-ci offre davantage de transparence que le taux d'intérêt classique. Il s'agit d'un tarif all-in qui ne tient pas seulement compte du taux d'intérêt mais qui englobe aussi tous les coûts complémentaires comme les frais de dossier et de gestion, ce qui permet de faciliter la comparaison.

Gardez cependant à l'esprit que vous ne pouvez comparer correctement les taux annuels effectifs globaux de plusieurs crédits que si les conditions sont identiques, c'est-à-dire : le même montant emprunté, la même échéance, des garanties identiques et la même obligation de payer ou non un acompte. Si ces modalités diffèrent, alors vous comparez des pommes et des poires.

Ne vous focalisez pas par ailleurs sur un tarif un peu plus bas qu'un autre. La mensualité d'un prêt avec un taux annuel effectif global de 0,80% pour un montant de 30.000 euros et une durée de 60 mois est par exemple de 510,20 euros. Avec un taux de 0,90%, elle augmente à peine pour atteindre 511,47 euros. Sur la durée totale du crédit, la différence n'est même pas de 77 euros.

3. Écologique et neuf, c'est plus avantageux

Acheter une voiture verte affichant de faibles émissions de CO2 permet de bénéficier chez certains organismes de crédit d'une réduction. C'est par exemple le cas si vous faites l'acquisition d'une voiture électrique, un plug-in hybride ou un véhicule à hydrogène ou au CNG (gaz naturel). La définition du mot "écologique" peut toutefois différer d'une banque à l'autre. Informez-vous donc bien quant aux conditions requises pour profiter d'une telle réduction.

Emprunter pour une nouvelle voiture ou une occasion récente est meilleur marché qu'emprunter pour un véhicule plus âgé. Il est possible de bénéficier pour une voiture d'occasion jusqu'à 3 ans du même tarif que pour une nouvelle. Les critères varient en fonction de la banque : la limite absolue de certains organismes est fixée à deux ans. Mais l'impact final d'un tarif plus élevé pour un véhicule plus ancien est, comme nous l'avons indiqué, généralement limité.

4. L'emprunt gratuit n'est pas toujours intéressant

Certains constructeurs automobiles proposent parfois même un taux à 0%. Vous ne payez donc pas d'intérêts sur l'emprunt, ni de frais de dossier et autres. Cela semble évidemment très séduisant, mais attention aux petits caractères en fin de contrat.

Un emprunt gratuit est généralement lié à des conditions spécifiques comme un acompte obligatoire qui peut atteindre 30% du prix d'achat. Vérifiez aussi qui est le propriétaire de la voiture si vous optez pour un prêt gratuit. Parfois, vous ne devenez propriétaire qu'après le paiement intégral. Cela signifie que vous ne pouvez pas vendre la voiture avant sans l'autorisation du concessionnaire.

Peut-être serez-vous aussi, en tant qu'emprunteur, contraint de conclure une extension de garantie ou une assurance omnium pour le véhicule, sans que ce soit clairement indiqué. Lorsque le constructeur automobile dernier travaille en partenariat avec une compagnie d'assurances, il doit répercuter la prime dans le tarif all-in. Dans ce cas, le taux annuel effectif global ne peut jamais être nul.

De plus, en cas d'emprunt gratuit, vous passez peut-être à côté d'une réduction importante sur le prix d'achat, d'options gratuites ou d'un prix de reprise intéressant pour votre ancien véhicule. Dans la plupart des cas, un taux annuel effectif global de 0% n'est donc finalement pas si intéressant. Vous avez dès lors intérêt à d'abord négocier une remise sur le prix d'achat, des options gratuites et la reprise avant d'aborder la question du prêt proprement dit.

5. Recherchez le bon équilibre budgétaire

De nombreuses banques acceptent de vous prêter 110 ou 120% du montant de la facture afin de vous permettre de couvrir d'emblée les premiers coûts supplémentaires liés à votre voiture, tels que l'assurance et la taxe de mise en circulation. Pratique mais n'oubliez pas qu'emprunter davantage entraîne aussi des remboursements mensuels plus élevés.

Optez toujours pour un plan d'amortissement réaliste qui correspond à votre budget. La durée d'un prêt auto typique varie généralement entre 24 et 60 mois. Un long terme présente l'avantage d'étaler le montant du prêt sur une période plus longue et de diminuer la hauteur des mensualités. La loi impose toutefois des limites en fonction du montant emprunté.

En cas de période de remboursement plus courte, vous limitez le montant total des intérêts, mais les amortissements mensuels pèseront plus lourd sur le budget de votre ménage.

6. Informez-vous aussi sur le crédit ballon

De nombreuses banques et certains concessionnaires automobiles vous donnent aussi la possibilité d'opter pour ce qu'on appelle un crédit ballon. Cette formule a pour but d'alléger les remboursements mensuels par rapport à un prêt classique. Elle peut paraître attrayante, mais en fin de contrat, vous devez débourser en une fois un montant important correspondant à la valeur résiduelle qui peut atteindre 50% de la somme empruntée.

Un crédit ballon est envisageable si vous attendez une rentrée financière dans quelques années (par exemple un héritage, une donation ou le paiement d'une assurance groupe). Mais attention, sur l'ensemble de la période, cette formule est généralement plus chère qu'un prêt traditionnel.

Traduction : virginie·dupont·sprl