Tout sur Chine

De plus en plus de stratégistes se tournent vers les pays émergents pour obtenir un rendement décent de leur portefeuille obligataire. La conjoncture leur est favorable. De plus, les émetteurs des pays émergents sont plus solides qu'il n'y paraît.

En début d'année, on pouvait déclarer que les fondamentaux restaient solides sur les marchés émergents. Et plus particulièrement sur l'Asie qui rassemblait les plébiscites de nombreux gestionnaires sur fond de changement dans le leadership technologique mondial. L'irruption de l'épidémie de coronavirus en Chine va sans doute quelque peu changer la donne. Les propos des gestionnaires reproduits ci-dessous ont été recueillis avant que l'épidémie prenne l'ampleur qu'on lui connaît actuellement et sont donc à prendre avec les réserves d'usage.

Chaque matin, Jim Reid, stratégiste à la Deutsche Bank, envoie sa lettre d'information "Early Morning Reid" à 30.000 investisseurs professionnels du monde entier. Nous nous sommes entretenus avec lui au lendemain des élections britanniques. Il nous a parlé risques d'inflation, valeur refuge, déclin de la monnaie fiduciaire et opportunités sur les actions européennes.

Trois catégories de fonds ont très largement dominé les performances boursières en 2019 : la technologie, la Chine et la Russie. Les actions de croissance ont également confirmé leur bonne tenue, tandis que les fonds flexibles ont nettement redressé le nez.

Les autorités chinoises ont temporairement mis fin à une collaboration entre les Bourses de Londres et de Shanghai, annonce l'agence de presse Reuters sur base de sources non citées. La cause de cette attitude serait liée à la position de la Grande-Bretagne par rapport à la contestation à Hong Kong. Pékin reproche au gouvernement britannique son implication dans ces manifestations, ce qui est perçu par la Chine comme une ingérence dans ses affaires intérieures.

Un des principaux objectifs des placements est de compenser l'inflation grâce à un rendement, et conserver ainsi, voire augmenter son pouvoir d'achat. Mais il y a une autre raison : préserver son bien-être jusqu'à la fin de sa vie. Une raison qui, selon Etienne de Callataÿ, administrateur chez Orcadia Asset Management, est de plus en plus sérieuse.

L'action du géant sud-coréen Samsung Electronics a pris près de 3% mardi à Séoul, dans le contexte des déboires de son concurrent chinois Huawei qui essuie les foudres de la Maison blanche.

La Chine perd du terrain en termes d'attractivité aux yeux des grands investisseurs internationaux, à l'inverse de la France qui intègre pour la première fois le "top 5" des pays les plus attrayants, selon le classement annuel du cabinet A.T. Kearney. La Belgique occupe la 18e place et affiche l'une des plus fortes progression (+ 3 places).

En chiffres de vente, le secteur automobile mondial vient de connaître un premier trimestre bien difficile. En Bourse, il s'est pourtant illustré alors que l'horizon semble se dégager. Est-ce le moment d'y investir ?

"Faute de marchés de données, leur régulation devient inévitable. Celle-ci politiserait fortement l'économie de l'internet." C'est ce qu'affirme Marc De Vos, doyen de la faculté de droit à la Macquarie University de Sydney et professeur invité auprès de la cellule de réflexion Itinera.