Tout sur Chine

Le segment des fonds exposés sur les grandes tendances de la consommation a été parmi les grands vainqueurs de la crise du coronavirus... Sauf le luxe. Mais comme lors des autres crises précédentes, celui-ci devrait rebondir rapidement.

Alors que le déconfinement se profile, le Covid-19 livre deux types de gagnants en Bourse : les entreprises qui ont vu leurs ventes augmenter pendant le confinement et celles qui pourront séduire les consommateurs après.

Après avoir vécu la gloire puis le rejet, le fonds patrimonial français affiche à nouveau une performance honorable en ce début 2020. Voilà qui mérite un éclairage, d'autant que le portefeuille vient de connaître d'importantes modifications.

L'indice Bel 20 sort de son pire trimestre depuis les trois derniers mois de 2008. Cela alors qu'un million et demi de Belges, soucieux de leurs vieux jours, investissent désormais en actions et obligations par le biais des fonds d'épargne-pension. Ces fonds ont-ils résisté à la tempête boursière de ces dernières semaines ?

De plus en plus de stratégistes se tournent vers les pays émergents pour obtenir un rendement décent de leur portefeuille obligataire. La conjoncture leur est favorable. De plus, les émetteurs des pays émergents sont plus solides qu'il n'y paraît.

En début d'année, on pouvait déclarer que les fondamentaux restaient solides sur les marchés émergents. Et plus particulièrement sur l'Asie qui rassemblait les plébiscites de nombreux gestionnaires sur fond de changement dans le leadership technologique mondial. L'irruption de l'épidémie de coronavirus en Chine va sans doute quelque peu changer la donne. Les propos des gestionnaires reproduits ci-dessous ont été recueillis avant que l'épidémie prenne l'ampleur qu'on lui connaît actuellement et sont donc à prendre avec les réserves d'usage.

Chaque matin, Jim Reid, stratégiste à la Deutsche Bank, envoie sa lettre d'information "Early Morning Reid" à 30.000 investisseurs professionnels du monde entier. Nous nous sommes entretenus avec lui au lendemain des élections britanniques. Il nous a parlé risques d'inflation, valeur refuge, déclin de la monnaie fiduciaire et opportunités sur les actions européennes.

Trois catégories de fonds ont très largement dominé les performances boursières en 2019 : la technologie, la Chine et la Russie. Les actions de croissance ont également confirmé leur bonne tenue, tandis que les fonds flexibles ont nettement redressé le nez.

Les autorités chinoises ont temporairement mis fin à une collaboration entre les Bourses de Londres et de Shanghai, annonce l'agence de presse Reuters sur base de sources non citées. La cause de cette attitude serait liée à la position de la Grande-Bretagne par rapport à la contestation à Hong Kong. Pékin reproche au gouvernement britannique son implication dans ces manifestations, ce qui est perçu par la Chine comme une ingérence dans ses affaires intérieures.

Un des principaux objectifs des placements est de compenser l'inflation grâce à un rendement, et conserver ainsi, voire augmenter son pouvoir d'achat. Mais il y a une autre raison : préserver son bien-être jusqu'à la fin de sa vie. Une raison qui, selon Etienne de Callataÿ, administrateur chez Orcadia Asset Management, est de plus en plus sérieuse.

L'action du géant sud-coréen Samsung Electronics a pris près de 3% mardi à Séoul, dans le contexte des déboires de son concurrent chinois Huawei qui essuie les foudres de la Maison blanche.