Tout sur Dexia

L'entrée partielle en Bourse de Belfius (ex-Dexia), l'un des volets de l'accord sur le budget fédéral 2019 conclu dans la nuit de lundi à mardi, constitue une opération "plutôt positive", selon l'économiste et professeur à la Solvay Brussels School Éric De Keuleneer, interrogé mercredi par l'agence Belga. "En Belgique, on a quelques bons exemples de sociétés publiques entrées en Bourse, comme Proximus ou La Poste, et qui ont par la suite été correctement gérées et ont produit de bons dividendes."

Ce jeudi 14 septembre, cela fait exactement dix ans que les Britanniques ont fait la file aux guichets de la Northern Rock. La banque britannique venait de solliciter un crédit d'urgence auprès de la Bank of England et les épargnants craignaient de ne pas pouvoir récupérer leur épargne. Quelles leçons en avons-nous tirées dix ans plus tard ?

AB InBev, déclassé, les biotechs, larguées, la star de l'année sur Euronext Bruxelles, c'est Dexia. Le titre s'envole depuis la semaine dernière sur fond d'espoir que le plan d'assouplissement de la BCE permettra d'assurer son sauvetage. Le cours a même atteint le prix (0,19 euro) des titres préférentiels émis dans le cadre du dernier sauvetage public fin 2012.

Après une aide directe de 1,5 milliard d'euros, l'assureur Ethias bénéficie d'une injection indirecte de 200 millions d'euros de la part des autorités fédérales et régionales.

La garantie que les trois Régions s'apprêtent à offrir au Holding communal sera de l'ordre de 450 millions d'euros, avec pour condition l'absence de dividende aux communes cette année, a indiqué mercredi le ministre flamand des Affaires intérieures Geert Bourgeois (N-VA) sur les ondes de la VRT.

Dexia pourrait devoir débourser jusqu'à 17 milliards de dollars (12 milliards d'euros) si des collectivités locales, aux Etats-Unis, ne parviennent pas à écouler des obligations dont le groupe franco-belge assure le placement, selon L'Echo et De Tijd.