Tout sur Donald Trump

De plus en plus d'indicateurs virent à l'orange, voire au rouge, pour les marchés boursiers. Ils pointent tous vers une chute d'au moins 20% au cours des 2 prochaines années mais l'alignement de signaux est tel qu'il semble trop évident pour être vrai!

Donald Trump a évoqué vendredi l'idée d'une publication des résultats des entreprises cotées tous les six mois au lieu de trois comme c'est le cas actuellement et demandé au gendarme américain de la Bourse, la SEC, de se pencher sur la question. Dans un tweet, le président américain explique avoir consulté "certains des plus grands chefs d'entreprises du monde" sur la façon de créer davantage d'emplois et d'améliorer encore le climat des affaires et on lui aurait dit: "Arrêtez la publication des résultats trimestriels et adoptons un système de six mois".

Le Sénat américain a voté un budget provisoire et a ainsi mis fin au shutdown qui commençait à paralyser les administrations fédérales aux États-Unis. Historiquement, cela constitue une excellente opportunité d'investissement...

L'économiste belge Werner De Bondt estime que les règles européennes de protection des investisseurs (la directive MiFID) partent de postulats douteux. "L'importance des risques que l'investisseur est disposé à prendre varie, et n'a rien d'un trait mesurable de la personnalité", précise-t-il.

Bénéfices qui ne suivent pas, baisses d'impôts incertaines, incertitudes géopolitiques aux 4 coins du monde. Les Bourses ignorent tous les dangers et toutes les mises en garde, dont la dernière de Richard Thaler. Le récent lauréat du Nobel d'Économie ne cache pas sa " nervosité " face à l'enchaînement des records en Bourse.

Dès que les taux commencent à grimper, tout peut très vite s'enchaîner. Selon les économistes, le taux belge à 10 ans ne devrait pas dépasser 1,5 % cette année. Les hausses intermédiaires entraînent toutefois des corrections sur les marchés des actions et des obligations. Mais ce n'est pas tout.

Ces derniers jours, l'euro a gagné du terrain par rapport au dollar américain. "Mais il est difficile de dire combien de temps cela va durer", réagit Geert Gielens, économiste en chef chez Belfius.

En apparence, la victoire d'Emmanuel Macron au second tour des présidentielles a eu l'effet d'un pétard mouillé. Derrière le calme des indices boursiers, les marchés financiers viennent pourtant de connaître un début de semaine historique.

Wall Street est en train de réaliser la hausse la plus longue de son histoire. La comparaison avec les années 1920 peut faire frémir. Mais d'après certains spécialistes, rien ne sert de s'alarmer. "Le meilleur reste à venir", clament-ils. Rétrospective de la hausse boursière en 10 moments clés.