Tout sur GBL

Diversification, décote, bonne sélection de valeurs, ouverture vers le "private equity" : ce sont quelques atouts des holdings. Pour être investi en Belgique ou en France, mais également en Asie.

Ce jeudi 14 septembre, cela fait exactement dix ans que les Britanniques ont fait la file aux guichets de la Northern Rock. La banque britannique venait de solliciter un crédit d'urgence auprès de la Bank of England et les épargnants craignaient de ne pas pouvoir récupérer leur épargne. Quelles leçons en avons-nous tirées dix ans plus tard ?

Très présents aux États-Unis depuis l'éclatement de la crise, les investisseurs activistes ont récemment essaimé en Europe. Une traversée de l'Atlantique qui leur a permis de s'assagir et d'en revenir aux fondamentaux pour le bien de tous les actionnaires.

GBL ayant remis son bulletin voici quelques jours et Colruyt étant temporairement hors concours (le groupe présente en effet un exercice décalé, qui se termine en mars), nous connaissons désormais tous les résultats engrangés par les sociétés qui font partie du Bel 20. La récolte 2016 s'élève à 15 milliards d'euros, soit le même niveau qu'en 2015.

La holding d'Albert Frère aurait acquis près de 3% du capital d'Hugo Boss selon Manager Magazin. GBL espère rééditer la même performance qu'avec Adidas, autre groupe allemand de marque qui connaissait des difficultés.

GBL a bouclé le premier semestre sur de bons résultats mais a surtout définitivement mis fin à une ère, celle d'une holding accrochée à quelques participations dans des géants français. Engie et Total sont quasiment sur le point de quitter le portefeuille alors qu'Adidas a été promu " participation stratégique ".

À la Bourse de Bruxelles, on retrouve pas mal de holdings familiales belges. Est-ce une bonne idée d'investir dans celles-ci ? L'avis de Roland Van der Elst, professeur émérite et spécialiste en placement.