Tout sur Russie

Charles-Henri Kerkhove, le directeur "investissements" du gestionnaire d'actifs Fidelity International estime que la dégradation économique causée par la crise en Ukraine va rapidement mener l'économie européenne au bord de la stagflation. Un climat qui entraîne un retour vers les actions américaines dans les portefeuilles mixtes.

Attisant l'inflation et pesant sur le budget des ménages, l'envolée des prix des denrées agricoles profite aussi à certaines entreprises, surtout les géants de l'agrobusiness et les producteurs d'engrais. Sauf sur Euronext Bruxelles...

Les prix du Brent et du WTI évoluaient mardi à leur plus haut niveau depuis plus de sept ans, dopés par des perturbations de l'offre, de vives tensions géopolitiques et une remontée de la demande, malgré le variant Omicron.

Argent, blé, platine, cuivre..., l, etc. Les matières premières ont le vent en poupe ces derniers mois, une tendance qui pourrait s'ancrer sur le long terme. Toutes les matières premières ne sont toutefois pas logées à la même enseigne et il convient de demeurer attentif à tous les paramètres avant d'investir.

Après des jours et des jours de négociations, l'Opep et la Russie sont enfin parvenues à un accord sur leurs quotas de production à partir du mois de janvier.

En début d'année, on pouvait déclarer que les fondamentaux restaient solides sur les marchés émergents. Et plus particulièrement sur l'Asie qui rassemblait les plébiscites de nombreux gestionnaires sur fond de changement dans le leadership technologique mondial. L'irruption de l'épidémie de coronavirus en Chine va sans doute quelque peu changer la donne. Les propos des gestionnaires reproduits ci-dessous ont été recueillis avant que l'épidémie prenne l'ampleur qu'on lui connaît actuellement et sont donc à prendre avec les réserves d'usage.

Trois catégories de fonds ont très largement dominé les performances boursières en 2019 : la technologie, la Chine et la Russie. Les actions de croissance ont également confirmé leur bonne tenue, tandis que les fonds flexibles ont nettement redressé le nez.

Les investisseurs, devenus un peu plus nerveux ces derniers temps sur les marchés obligataires et les marchés boursiers, semblent avoir redécouvert les vertus du lingot. L'once d'or qui n'avait cessé de perdre des plumes depuis le printemps, a regagné des couleurs ces trois dernières semaines. Le métal jeune est revenu aux alentours des 1.230 dollars l'once (une hausse de 3 % environ sur une dizaine de jours), un niveau qui n'avait plus été atteint depuis le mois de juillet dernier.

Le réseau social américain Twitter bondissait à Wall Street jeudi, entraîné par des résultats trimestriels solides qui compensaient la nouvelle baisse du nombre de ses abonnés, due entre autres au grand ménage engagé par la plateforme pour se débarrasser des utilisateurs douteux.

Le cours du baril du pétrole Brent dépasse désormais les 83 dollars, au plus haut depuis 4 ans. En réinstaurant les sanctions vis-à-vis de l'Iran, Donald Trump a offert à l'Arabie Saoudite et à la Russie tous les leviers nécessaires pour faire grimper les prix jusqu'à 100 dollars...

La Bourse chinoise au plus bas depuis 4 ans, le real brésilien à un plus bas historique, la Russie sous pression, les pays émergents sont en pleine tourmente. Ils sont désormais menacés par une spirale infernale et un dédain généralisé de la part des investisseurs.