Tout sur Wall Street

Le réseau social américain Twitter bondissait à Wall Street jeudi, entraîné par des résultats trimestriels solides qui compensaient la nouvelle baisse du nombre de ses abonnés, due entre autres au grand ménage engagé par la plateforme pour se débarrasser des utilisateurs douteux.

Les marchés financiers mondiaux ont traversé une semaine particulièrement difficile. La principale question taraudant les investisseurs est s'il faut y voir un simple accident de parcours ou le début d'un marché baissier qui se fait attendre depuis plusieurs années.

De plus en plus d'indicateurs virent à l'orange, voire au rouge, pour les marchés boursiers. Ils pointent tous vers une chute d'au moins 20% au cours des 2 prochaines années mais l'alignement de signaux est tel qu'il semble trop évident pour être vrai!

Le géant à la pomme apparaît complétement déconnecté de ses problèmes, qu'il s'agisse d'un problème de conception, de l'évolution du marché des smartphones ou de la perte de vitesse de son appareil phare, l'iPhone. La réforme fiscale aux États-Unis lui offre un peu de répit mais gare à ne pas payer trop cher une croissance hypothétique.

Le Sénat américain a voté un budget provisoire et a ainsi mis fin au shutdown qui commençait à paralyser les administrations fédérales aux États-Unis. Historiquement, cela constitue une excellente opportunité d'investissement...

Cela fait désormais 102 mois que la Bourse américaine progresse de façon ininterrompue, une série qui s'approche de la fin selon les stratégistes de HSBC, Société Générale, Citigroup ou Morgan Stanley.

Les marchés ont à nouveau basculé dans l'euphorie selon Robert Shiller, les investisseurs plébiscitant la politique de Donald Trump en ignorant complétement les nombreux risques qui y sont associés. Une quête d'une nouvelle ère économique qui n'est pas sans rappeler l'envolée des Bourses à la fin des années 90.

Crelan a finalisé la vente de Keytrade Bank à la française Crédit Mutuel Arkéa. Pour le stratège en chef de la banque en ligne, Geert Van Herck, le business est 'as usual'. Il estime par ailleurs que les investisseurs peuvent trouver davantage de bonnes affaires au sud de l'Europe, en France et au Royaume-Uni, qu'en Belgique.

Le schéma est quasiment immuable depuis quelques mois, chaque soubresaut du pétrole provoque des palpitations sur les Bourses bien que les économistes ne cessent de répéter que le recul des prix de l'or noir est largement favorable économiquement à l'Europe et à l'Asie.

La semaine dernière, le particulier qui investit en " bon père de famille " a reçu un nouveau coup de massue. La fameuse taxe sur la spéculation se révèle plus lourde que prévu. C'est ce qu'écrit Danny Reweghs, directeur stratégie pour Inside Beleggen.

Les opérations de fusion et acquisition ont atteint le montant de 243 milliards de dollars en mai aux États-Unis, un record traditionnellement synonyme de période plus difficile pour Wall Street.