A bien des égards, 2011 ressemble "drôlement" à 2008. Ainsi, nous traversons une nouvelle crise bancaire. Une fois encore, c'est notre pays qui est le premier à être bouleversé. En 2008, c'était Fortis la principale victime. En octobre 2011, c'est au tour de Dexia. En 2008 déjà, l'ancien Crédit Communal avait connu des difficultés à cause d'un problème de financement.

Proportionnellement, Dexia a beaucoup de crédits à long terme, mais doit surtout se financer à court terme. Par exemple grâce à des fonds monétaires. Ce n'est pas l'idéal, mais c'est tout à fait faisable en temps "normal". Cependant, la crise bancaire a anéanti toute confiance mutuelle et Dexia s'est rapidement retrouvée dans l'embarras. Trente-six mois plus tard, la méfiance est de retour et l'on ne s'est pas suffisamment attaqué aux problèmes, de sorte qu'un sauvetage s'avère de nouveau nécessaire. Encore un pas en arrière.

Il incombe aux autorités de garantir l'épargne et d'empêcher que la panique s'empare des épargnants. Dans le cas spécifique de Dexia, la panique était quand même palpable. Il convient d'éviter à tout prix un run on the banks. Par ailleurs, il faut savoir que plus encore que lors de la crise bancaire de 2008, lorsque les banques étaient avant tout victimes de la démesure de leur propre appât du gain, les Etats peuvent cette fois clairement être mis en cause. En effet, les nouvelles difficultés rencontrées par le secteur bancaire sont directement liées à la crise de la dette des pays (sud)-européens. Jusqu'à présent, l'Europe n'est pas parvenue à convaincre la communauté internationale des investisseurs que les pays d'Europe du Sud vont continuer à honorer leurs dettes. Et ces obligations sont devenues de véritables "crédits toxiques".

Les dirigeants et banques centrales sont désormais devant le fait accompli. Dans les prochains jours, le premier sauvetage d'une banque européenne va peut-être inciter les hommes politiques à prendre des mesures plus draconiennes afin de soutenir le système bancaire européen. Nous pouvons espérer une accalmie passagère qui vous permettra, si nécessaire, de mettre de l'ordre dans vos affaires financières.

Danny Reweghs

A bien des égards, 2011 ressemble "drôlement" à 2008. Ainsi, nous traversons une nouvelle crise bancaire. Une fois encore, c'est notre pays qui est le premier à être bouleversé. En 2008, c'était Fortis la principale victime. En octobre 2011, c'est au tour de Dexia. En 2008 déjà, l'ancien Crédit Communal avait connu des difficultés à cause d'un problème de financement.Proportionnellement, Dexia a beaucoup de crédits à long terme, mais doit surtout se financer à court terme. Par exemple grâce à des fonds monétaires. Ce n'est pas l'idéal, mais c'est tout à fait faisable en temps "normal". Cependant, la crise bancaire a anéanti toute confiance mutuelle et Dexia s'est rapidement retrouvée dans l'embarras. Trente-six mois plus tard, la méfiance est de retour et l'on ne s'est pas suffisamment attaqué aux problèmes, de sorte qu'un sauvetage s'avère de nouveau nécessaire. Encore un pas en arrière. Il incombe aux autorités de garantir l'épargne et d'empêcher que la panique s'empare des épargnants. Dans le cas spécifique de Dexia, la panique était quand même palpable. Il convient d'éviter à tout prix un run on the banks. Par ailleurs, il faut savoir que plus encore que lors de la crise bancaire de 2008, lorsque les banques étaient avant tout victimes de la démesure de leur propre appât du gain, les Etats peuvent cette fois clairement être mis en cause. En effet, les nouvelles difficultés rencontrées par le secteur bancaire sont directement liées à la crise de la dette des pays (sud)-européens. Jusqu'à présent, l'Europe n'est pas parvenue à convaincre la communauté internationale des investisseurs que les pays d'Europe du Sud vont continuer à honorer leurs dettes. Et ces obligations sont devenues de véritables "crédits toxiques". Les dirigeants et banques centrales sont désormais devant le fait accompli. Dans les prochains jours, le premier sauvetage d'une banque européenne va peut-être inciter les hommes politiques à prendre des mesures plus draconiennes afin de soutenir le système bancaire européen. Nous pouvons espérer une accalmie passagère qui vous permettra, si nécessaire, de mettre de l'ordre dans vos affaires financières. Danny Reweghs